Empfehlungen basierend auf "La guerre et la paix"
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von Nikolai Gogol
La nouvelle se présente sous la forme d'un journal intime, tenu par le héros principal, Poprichtchine. Dans un premier temps, celui-ci décrit des épisodes de sa vie, de son travail ainsi que les diverses personnes qu'il côtoie. Puis il se met à confier les sentiments qu'il éprouve au sujet de la fille de son directeur. Des premiers signes de folie ne tardent pas à apparaître: le héros espionne discrètement les discussions de Medji, la chienne de cette fille. Il finit par mettre la main sur des lettres que Medji a écrites à une autre chienne.
von Italo Calvino
"Si l'on veut bien regarder la terre, il faut se tenir à la bonne distance." En 1767, à la suite d'une dispute avec ses parents au sujet d'un plat d'escargots qu'il refuse de manger, le jeune Cosimo Piovasco di Rondò grimpe au chêne du jardin familial et n'en redescendra plus. Sautant de branche en branche et d'arbre en arbre, il s'élance à la découverte du monde : il étudie la philosophie, se passionne pour la politique, rencontre des bandits, connaît les joies et les peines d'amour. Et cela sans jamais reposer un pied sur terre, ni revenir sur sa résolution. Sous les apparences d'un conte philosophique, Italo Calvino rend hommage au siècle des Lumières dans un texte débordant d'humour, d'imagination et d'originalité. Le baron perché est le plus connu des trois volets qui composent le cycle Nos ancêtres - comprenant aussi Le vicomte pourfendu et Le chevalier inexistant.
von Lynette Noni
On ne gagne pas une guerre sans sacrifice, sœurette.Les paroles que Zuleeka avait prononcéesquelques jours plus tôt lui revinrent en mémoire :C’est lui ou nous. Eux ou nous.Tu ne peux pas jouer sur les deux tableaux.Kiva Meridan est une survivante. Elle a survécu non seulement à la prison de Zalindov mais aussi aux terribles épreuves du Supplice. Et à présent, l’heure de la vengeance a sonné. Mais si, durant dix ans, son unique objectif a été de retrouver sa famille et de faire payer les responsables de leurs malheurs, sa mission est désormais plus compliquée que jamais…Alors que Kiva s’habitue à sa nouvelle vie dans la capitale, elle découvre qu’elle n’est pas la seule à avoir souffert pendant son séjour en prison – son frère et sa sœur ont changé eux aussi, de même que leurs convictions. Bientôt, Kiva se retrouve à devoir cacher des choses aussi bien à sa famille qu’à ses ennemis.Hors des murs de la ville, tandis que les rebelles s’agitent et que les tensions grondent, la rumeur d’une nouvelle menace venue des royaumes du nord se répand. En ces temps incertains, les allégeances comptent plus que tout, mais tiraillée de tous côtés, Kiva ne sait plus à qui accorder sa loyauté. Cette fois, pour survivre, elle devra dénouer un enchevêtrement de mensonges avant que les deux camps ne se retournent contre elle et qu’elle ne perde tout.
von Agota Kristof
Dans un pays ravagé par la guerre, Claus et Lucas font l''apprentissage de la vie, de l''écriture et de la cruauté. Le Grand Cahier nous livre une fable incisive sur les malheurs de la guerre et du totalitarisme, mais aussi un véritable roman d’apprentissage dominé par l’humour noir.Premier roman d''une émigrée hongroise installée en Suisse, Le Grand Cahier est également le premier volet d''une trilogie qui comprend La Preuve et Le Troisième mensonge. L''œuvre d''Agota Kristof est aujourd''hui traduite dans une quinzaine de pays.
von Tahar Ben Jelloun
Juillet 1971, le narrateur participe au coup d'État fomenté contre le roi Hassan II. Échec cinglant, direction le bagne de Tazmamart et ses conditions d'incarcération inhumaines. Cinquante-huit soldats sont ainsi condamnés à la mort lente. Commencent alors dix-huit années d'humiliations quotidiennes pour les candidats à la survie : faim, obscurité, odeurs nauséabondes, déchéance physique, folie, souffrances indicibles, les détenus malgré tout tentent de s'organiser, profitant notamment de l'enterrement de l'un des leurs pour jouir quelques minutes de la lumière du jour. Un jour viendra où je serai sans haine, où je serai enfin libre et je dirai tout ce que j'ai enduré. Je l'écrirai ou le ferai écrire par quelqu'un, pas pour me venger, mais pour informer, pour verser une pièce au dossier de notre histoire, dit le narrateur. Trente ans plus tard, son voeu est exaucé : Tahar Ben Jelloun s'empare de ce témoignage pour en tirer un roman et faire la lumière sur les atrocités inavouables du régime marocain.
von Jorge Semprun
"Il y a cet entassement des corps dans le wagon, cette lancinante douleur dans le genou droit. Les jours, les nuits. Je fais un effort et j'essaye de compter les jours, de compter les nuits. Ça m'aidera peut-être à y voir clair. Quatre jours, cinq nuits. Mais j'ai du mal à compter ou alors il y a des jours qui se sont changés en nuits. J'ai des nuits en trop ; des nuits à revendre. Un matin, c'est sûr, c'est un matin que ce voyage a commencé..."
von Stefan Zweig
Rédigé en 1941 au Brésil où le triomphe du nazisme en Autriche a contraint Zweig à émigrer, Le Monde d hier raconte une perte celle d un monde de sécurité et de stabilité apparentes, où chaque chose avait sa place dans un ordre culturel, politique et social qui nourrissait l illusion de l éternité. Un monde austro-hongrois et une ville sans égale, Vienne, qu engloutira le cataclysme de 1914. Dans ce qui est l un des plus grands livres-témoignages sur l évolution de l Europe de 1895 à 1941, Zweig retrace dans un va-et-vient constant la vie de la bourgeoisie juive éclairée, moderne, intégrée, et le destin de l Europe jusqu à son suicide, sous les coups du nationalisme, de l antisémitisme, de la catastrophe de la Première Guerre mondiale et de l effondrement de l Empire austro-hongrois, sans oublier le rattachement de Vienne au Reich national-socialiste. Ce tableau d un demi-siècle de l histoire de l Europe résume le sens d une vie, d un engagement d écrivain, d un idéal d une République de l intelligence par-dessus les frontières. Chemin faisant, le lecteur croise les amis de l auteur : Schnitzler, Rilke, Rolland, Freud, Verhaeren ou Valéry.
von Kathrine Kressmann Taylor
Martin Schulse et Max Eisentein, deux amis d'enfance, possèdent une galerie d'art à San Francisco. Malgré la crise qui a frappé les Etats-Unis puis le reste du monde depuis 1929, l'affaire marche plutôt bien. Martin, qui avait le mal du pays, rentre chez lui, à Munich. Max continue à faire tourner la boutique. Tout irait pour le mieux, mais en janvier 1933, le maréchal Hindenburg nomme à la chancellerie le chef du parti nazi, un certain Adolf Hitler. Max, qui est juif et qui s'inquiète pour sa soeur restée en Allemagne, demande à son grand ami Martin de veiller sur elle. Maurice Bénichou est Max. Sa voix, d'abord chaleureuse et pleine de nostalgie, devient inquiète, pressante, implorante même. A l'heure de la vengeance, elle est froide et implacable. Martin, c'est Gérard Desarthe. Son ton change aussi de mois en mois. Il devient enthousiaste, puis cassant, arrogant, méprisant, sûr d'appartenir à la race des seigneurs.
von Agota Kristof
- On m'appelle Claus T. Est-ce mon nom ? Dès l'enfance, j'ai appris à mentir. Dans ce Centre de rééducation où je me remettais lentement d'une étrange maladie, on me mentait et je mentais déjà. J'ai menti encore quand j'ai franchi la frontière de mon pays natal. Puis j'ai menti dans mes livres. Bien des années plus tard, je franchis la frontière dans l'autre sens. Je veux retrouver mon frère, un frère qui n'existe peut-être pas. Mentirai-je une dernière fois ?- Je m'appelle Klaus T. Mais personne ne me connaît sous ce nom-là. Depuis que mon frère jumeau a disparu, il y a cinquante ans de cela, ma vie n'a plus beaucoup de sens. J'ai longtemps attendu son retour. S'il revenait aujourd'hui, je serais pourtant obligé de lui mentir.Après les horreurs de la guerre ( Le Grand Cahier ) et les années noires d'un régime de plomb ( La Preuve ), le temps serait-il venu d'ouvrir les yeux sur la vérité ? Mais la vérité ne serait alors qu'un mensonge de plus car "un livre, si triste soit-il, ne peut être aussi triste qu'une vie".
von Jean Giono
En 1953, le magazine américain The Reader's Digest demanda à Giono d'écrire quelques pages pour la rubrique bien connue "Le personnage le plus extraordinaire que j'aie jamais rencontré". Quelques jours plus tard, le texte, tapé à la machine, était expédié, et la réponse ne se faisait pas attendre : réponse satisfaite et chaleureuse, c'était tout à fait ce qui convenait. Quelques semaines passèrent, et un beau jour Giono descendit de son bureau. Son visage reflétait la stupéfaction. Il venait de recevoir une deuxième lettre du Reader's Digest, d'un ton bien différent de la première : on l'y traitait d'imposteur... Giono trouvait la situation cocasse, mais ce qui dominait en lui à l'époque, c'est la surprise qu'il puisse exister des gens assez sots pour demander à un écrivain, donc inventeur professionnel, quel était le personnage le plus extraordinaire qu'il ait rencontré, et pour ne pas comprendre que ce personnage était forcément sorti de son imagination...